dimanche 6 février 2011

L'Egypte

Il semble que l'exemple de la Tunisie chassant son dirigeant en exil au bout d'une semaine de manifestations de rue fasse tache d'encre en Egypte. Et le rais égyptien est bien le suivant sur une liste qui risque de s'allonger.

Le plus choquant est la fermeture d'Internet sur tout un pays sur l’ordre du président Moubarak ! Je pense que c’est incroyable au XXIème siècle.

Je viens de regarder les informations de 20 heures sur TF1 (en ligne) et on dit que les Français très nombreux en Egypte essaient de fuir malgré le manque de vols. Certains tentent de rester au prix d'une protection personnelle, la police égyptienne ayant disparue.

Selon les informations, “Ces dirigeants paient le prix de trente ans d'immobilisme et le peuple en a assez.”

Espérons que ces révolutions apportent du progrès à des citoyens trop longtemps brimés. Et n’oublions pas que le départ de ces émeutes en Tunisie étaient dues à une protestation contre le prix en hausse des denrées, hausses dont sont responsables les traders dévoyés qui spéculent sur le cours des matières premières dont le blé entre autres causant des famines dans les pays défavorisés.

Gardons tout de même l’optimisme d’un monde meilleur. Et levons nos verres à l’amitié et à la tolérance !

lundi 22 novembre 2010

Demain dès l'aube par Victor Hugo


L'Alexandrin: Le poème est composé de trois strophes de quatres vers chacune.
Ces vers sont composé de 12 pieds, ce sont donc des alexandrins. Ces alexandrins créent un rythme : en effet, la lecture doit respecter la ponctuation mais aussi les césures, coupures qui divisent le vers en deux hémistiches.

Exemple : J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.

Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.


Relisez le dernier vers: "Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur » (vers 12) : la chute du poème où au premier abord, on ne remarque que l’allusion florale avant de se rendre compte qu'il faut aller plus loin...

Relisez le vers encore une fois et observez les sons qui se répètent par deux ([b], [u], [R]…), là où deux mots apparaissent (« houx vert » = ouvert et « bruyère » = bruit).
Avez-vous maintenant l’impression que la tombe s’ouvre avec bruit afin de permettre au poète d’y pénétrer?
La communication avec sa fille décédée est donc possible.

mardi 2 novembre 2010

La Réforme de la retraite


Comme vous le savez, non seulement les étudiants, mais même les lycéens en France sont en grève. Je reproduis ci-dessous l’article écrit par Michel Janva, publié dans Daoudal Hebdo. C’est un magazine qui fête son 100e numéro et qui évoque la vieille jeunesse de France qui défile actuellement dans les rues.

“Pour eux, c'est primordial de penser à la retraite, il n'y a même rien de plus urgent. Car aujourd'hui on est très sérieux quand on a 17 ans. Alors ils défilent dans les rues. Des gamins et des gamines scandent «Ni 62, ni 67, on veut la retraite à 60 ans».Le plus fabuleux slogan est sans doute celui-ci : «Touche pas à ma pension». Ces lycéens qui manifestent n'imaginent même pas qu'un métier puisse être passionnant, et puisse l'être toujours autant après 60 ans. Ils croient qu'un métier c'est une corvée qui permet de gagner de l'argent pour vivre et qui doit s'arrêter le plus tôt possible. Ils n'ont aucun rêve d'avenir. Ils ne connaissent pas le mot « vocation », ou ne veulent pas savoir ce qu'il signifie. Ça ne les concerne pas. A les entendre on croirait qu'ils sont condamnés à être mineurs de fond, ou à un travail analogue, où la «pénibilité» exige une retraite précoce. Ils ne savent pas qu'il n'y a plus de mineurs de fond. Leur avenir, ils le lisent dans Zola. Leurs slogans, ce sont les fossiles de la CGT et du parti communiste qui les leur fournissent. Ils sont la vieillesse du monde. [...] Ils sont tellement vieux qu'ils se voient déjà à l'article de la mort. Et ils défilent avec des cheminots, ces damnés de la terre, qui manifestent contre une réforme inhumaine qui les obligera à partir à la retraite à 57 ans (au lieu de 55 ans), en. 2022.
Dans un quotidien, je lis ce propos d'un étudiant en classe préparatoire à Normale Sup, dans une manifestation : «Tout le monde sait que la loi sur les retraites est à la base de nos droits sociaux, ça été le socle de notre République. Rien que pour ça il fallait être là aujourd'hui.» Ce crétin flamboyant qui aspire à faire partie de l'élite de la nation ne sait même pas que la loi sur la retraite telle qu'on la connaît date de 1941: du «régime de Vichy». Mais le pire est de faire de la législation sur les retraites le socle de la République. La République fondée sur la retraite. Ce n'est plus liberté égalité fraternité, ce n'est plus la laïcité, ce n'est plus l'égalité des chances, c'est Papy et Mamy dans leurs fauteuils, devant la pendule d'argent qui dit oui, qui dit non, et puis qui les attend."
Michel Janva

jeudi 14 octobre 2010

L'été indien

En France les grèves continuent et mobilisent aussi les lycéens !
En ce qui concerne une bonne nouvelle dans le monde, j'ai été heureux de voir que les 33 mineurs du Chili sont enfin sortis sains et saufs !
Cela doit être affreux de rester enfermés si longtemps dans la nuit et l'humidité.
Ici à Greensboro c'est l'été indien bien que les températures baissent depuis hier, mais quel beau soleil !
Vous vous rappelez sans doute la chanson de Joe Dassin qui s’appelle “L’été indien”:

“Tu sais, je n'ai jamais été aussi heureux que ce matin-là
Nous marchions sur une plage un peu comme celle-ci
C'était l'automne, un automne où il faisait beau
Une saison qui n'existe que dans le Nord de l'Amérique
Là-bas on l'appelle l'été indien…”

lundi 27 septembre 2010

Le Corbeau et le Renard


French people don't accept compliments as easily as Americans. For some, saying "merci" feels vain. Reluctance to appear boastful is combined with a suspicion that le flatteur has an ulterior motive.

Le Corbeau et le Renard

Maître Corbeau, sur un arbre perché,
Tenait en son bec un fromage.
Maître Renard, par l’odeur alléché,
Lui tint à peu près ce langage :
« Hé ! bonjour, Monsieur du Corbeau.
Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau !
Sans mentir, si votre ramage
Se rapporte à votre plumage,
Vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois. »
A ces mots le Corbeau ne se sent pas de joie ;
Et pour montrer sa belle voix,
Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie.
Le Renard s’en saisit, et dit : « Mon bon Monsieur,
Apprenez que tout flatteur
Vit aux dépens de celui qui l'écoute :
Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute. »
Le Corbeau, honteux et confus,
Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus.

Plusieurs questions se posent:

Peut-on donner une leçon à quelqu’un au prix de l’humiliation ?
Le renard ne prend-il pas un malin plaisir à s’acharner sur sa « victime », en profitant de sa victoire?
Ne serait-ce pas au corbeau de tirer lui-même la leçon de ce qui vient de lui arriver ?
Pourquoi La Fontaine a choisi que la morale de sa fable soit énoncée au corbeau par le renard lui-même, alors que son action n’est pas morale à 100% ?

vendredi 10 septembre 2010

samedi 1 mai 2010