lundi 22 novembre 2010

Demain dès l'aube par Victor Hugo


L'Alexandrin: Le poème est composé de trois strophes de quatres vers chacune.
Ces vers sont composé de 12 pieds, ce sont donc des alexandrins. Ces alexandrins créent un rythme : en effet, la lecture doit respecter la ponctuation mais aussi les césures, coupures qui divisent le vers en deux hémistiches.

Exemple : J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.

Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.


Relisez le dernier vers: "Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur » (vers 12) : la chute du poème où au premier abord, on ne remarque que l’allusion florale avant de se rendre compte qu'il faut aller plus loin...

Relisez le vers encore une fois et observez les sons qui se répètent par deux ([b], [u], [R]…), là où deux mots apparaissent (« houx vert » = ouvert et « bruyère » = bruit).
Avez-vous maintenant l’impression que la tombe s’ouvre avec bruit afin de permettre au poète d’y pénétrer?
La communication avec sa fille décédée est donc possible.

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